la Corporation les Enfants de ma rue
Derrière chaque atelier, une histoire...
— Annie F., enseignante au primaire, 2026
Dans les premières semaines de mai, j’ai eu la chance de vivre, à quelques reprises, les magnifiques ateliers de la Corporation les Enfants de ma Rue présentés en classe. Depuis que j’ai commencé à enseigner, j’en avais entendu parler à plusieurs reprises, mais je n’avais pas encore eu la chance de les rencontrer. Enfin, c’est ce que je croyais. Pour moi, ce fut une agréable REdécouverte!
D’abord pour les sujets abordés : les différences, apprendre à les connaître et les respecter. Parce que mes élèves étaient attentifs, participatifs et intéressés par ce que Anna (TDAH) et Jennifer (dyslexie) vivaient comme défis. Parce qu’aussi j’ai vu des petites lumières dans les yeux de certains de mes élèves ou des expressions qui me disaient : « Mme Annie, wow c’est pareil pour moi. » ou « Ah! Je comprends mieux pourquoi tel élève agit comme ça. » Et parce que cet atelier a amené d’autres belles discussions par la suite.
Ensuite et surtout pour les vieux souvenirs qui sont remontés à la surface. Je me suis revue toute petite, en 2e ou 3e année, dans le local de prématernelle 4ans au sous-sol de mon école (Eh oui, on avait ça à l’époque). On nous avait annoncé qu’on assisterait à une activité qui parlerait des différences. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. La seule dont j’étais consciente à l’époque, c’était celle d’un ami de classe qui avait la peau plus foncée que la mienne. J’ai donc été très marquée de voir apparaître le personnage de Marc dans son fauteuil roulant. C’était la première fois que je voyais ou que j’entendais dire qu’un enfant pouvait avoir un handicap physique. J’étais stupéfaite! Mais Marc n’était pas seulement un personnage dans un fauteuil, c’était quelqu’un de joyeux, de gentil, d’empathique, de résilient et d’extrêmement persévérant. Je le trouvais vraiment courageux et habile d’être capable de fonctionner et d’accomplir de grandes choses malgré ses défis.
Même si près de 35 ans sont passés depuis, le souvenir positif de cette expérience était resté, bien ancré, dans un recoin de ma mémoire. Ce qui prouve que même une courte rencontre de 75 minutes, à travers tout le parcours scolaire d’un enfant, peut laisser une petite trace indélébile dans son inconscient. C’est ce que les Enfants de ma rue, m’ont offert il y a longtemps. Et, je l’espère, également à mes élèves pour qu’ils puissent s’ouvrir à tout un monde de possibilités.
Merci pour ces moments de partage !






